Comment les sons et lumières vous donnent envie de miser plus

Posté le 19 novembre par Valérie dans Actualité

Les casinos rivalisent d’imagination pour pousser les joueurs à dépenser de l’argent et à rester le plus longtemps possible dans leur enceinte. Une étude menée par JNeurosci vient d’ailleurs de révéler une partie des techniques utilisées pour les responsables de salle pour atteindre cet objectif. Ils exploiteraient les effets excitants de certains stimuli visuels et sonores. Grâce à cette pratique, ils parviennent à favoriser les prises de risque et autres comportements compulsifs.

Désinhiber le cerveau

L’étude a été réalisée par les professeurs Mariya Cherkasova, Luke Clark, Jason Barton, Michael Schulzer, Mahsa Shafiee, Alan Kingstone, Jon Stoessl, et Catharine Winstanley de l’Université de Colombie Britannique. Elle s’est concentrée sur le comportement des joueurs dans les casinos et elle découle directement des travaux de B.F Skinner. Pour rappel, ce dernier a mis en lumière les réactions compulsives de certains animaux face à la récompense. En se basant sur les autres études inspirées de ces recherches, l’équipe a découvert l’effet des stimuli visuels et sonores sur l’attitude des joueurs. Ils favoriseraient ainsi les prises de risque.

Cette hypothèse a été élaborée à partir de l’observation d’une centaine d’adultes en train de s’adonner à des jeux de casinos sous diverses conditions. Une partie du groupe était soumis à des sons et des flashs lumineux en cas de victoire. L’autre quant à lui jouait sans aucun facteur extérieur. Après avoir analysé les réponses émises par le cerveau, il est apparu que le premier groupe était dans un état différent. Il ne faisait plus attention aux informations transmises par le terminal de jeu ce qui a favorisé un comportement de jeu plus compulsif.

Les résultats de la condition B

Le second groupe quant à lui était plus concentré dans sa session. Il faisait également preuve de plus de retenue face à des décisions cruciales. Selon les chercheurs, les stimuli visuels dilatent les pupilles des joueurs ce qui induit une certaine excitation primitive. Ils agissent alors comme des enfants qui auraient ingéré trop de sucre. Les stimuli sonores fonctionnent sur le même principe. Ils intègrent cependant une dimension de satisfaction. Comme la musique, ils favorisent la production de l’hormone du bonheur et provoquent une sorte de transe.