Ne pas trop en demander à Loto-Québec

Posté le 16 juillet par Valérie dans Actualité

À la suite des annonces relatives aux résultats actuels de Loto-Québec, les journalistes spécialisés ainsi que certains experts dénoncent une instrumentalisation de cette société d’État. Pour eux, Loto-Québec doit demeurer un régulateur et non un promoteur. Cette société d’État doit également garder ce statut au lieu d’être traitée comme une entreprise commerciale qui ne se soucie pas de l’impact de ses activités sur la population locale.

« Loto-Québec n’est pas une vache à lait »

Il s’agit d’un cri émis par de nombreux journalistes en réagissant aux nombreuses réactions suscitées par l’annonce des résultats de Loto-Québec. La société d’État suscite en effet une attention particulière en raison du déménagement du Ludoplex de Québec d’ExpoCité à Fleur de Lys, de ses 92 millions de dollars de pertes dans la coentreprise Manoir Richelieu et ses bénéfices nets de 103 millions de dollars au casino de Charlevoix. Force est de constater que la société d’État semble être devenue une entreprise commerciale motivée uniquement par l’augmentation de son chiffre d’affaires. En février dernier d’ailleurs, une étude démontrait que les jeunes commençaient à se désintéresser des cartes à gratter. Au lieu de saluer cette avancée de la lutte contre la dépendance au jeu, Loto-Québec accusait un manque à gagner qu’elle tenterait de rattraper grâce à une campagne visant à attirer de nouveaux clients vers les jeux à gratter.

Une situation tendue

La situation semble ainsi tendue vis-à-vis du rôle de Loto-Québec. Si certains souhaitent que la société d’État se contente de contrôler l’offre de jeu, d’autres veulent s’en servir pour développer le tourisme et le marché des jeux.