Situation de crise pour beaucoup de casinos français

Posté le 04 avril par Valérie dans Actualité

Le marché des casinos français a traversé une longue crise entre 2008 et 2015. Heureusement, la croissance semble être revenue en 2016 et elle devrait se maintenir pour cette année. Certains observateurs pensent cependant que la situation est loin d’être idéale. Selon eux, les indicateurs positifs ne concernent qu’une partie des opérateurs. La majorité du marché quant à elle continuerait de faire face à la crise.

Les petits établissements en peine

Comme dit précédemment, les chiffres publiés par l’Arjel concernant l’exercice 2017 montrent une hausse de l’activité. Le casino d’Enghien-les-Bains, par exemple, a généré 169,6 millions d’euros ce qui a permis au groupe Barrière d’afficher une hausse de 3,6 % de son chiffre d’affaires. Malheureusement, ces bilans positifs ne concerneraient qu’une partie des établissements français. Le syndicat des Casinos de France a notamment relevé le fait que les casinos les plus modestes continuent de faire face à la crise. Selon lui, 20 à 30 établissements seraient en péril. Pour rappel, la France possède plus de 200 casinos sur son territoire. Cette abondance d’établissements serait d’ailleurs à l’origine d’une concurrence particulièrement invivable pour les opérateurs les plus modestes. Pour se démarquer, ils doivent en effet investir des sommes folles dans la rénovation ou l’aménagement de leur casino. Du coup, ce type d’investissement fragilise rapidement leur situation. Seuls les opérateurs les plus importants peuvent se permettre de telles prises de risque. Qui plus est, leur capital leur offre aussi la possibilité de proposer des attractions hors de prix pour les établissements plus modestes.

20 millions d’euros de taxes

Une autre cause du mal-être des plus petits casinos réside dans le régime fiscal imposé par l’État. Selon le syndicat des Casinos de France, ces taxes se révèlent invivables. À noter d’ailleurs que même les plus gros casinos se plaignent de l’ampleur des sommes qu’ils doivent reverser à l’État et aux collectivités. Cette année, les opérateurs devraient s’acquitter de 20 millions d’euros en taxes diverses selon le syndicat. Enfin, il convient d’évoquer la question de l’image vieillissante des casinos terrestres auprès du public français. Elle participe aussi à la baisse de fréquentation. Pour remédier au problème, les casinos doivent ainsi investir régulièrement dans leur structure pour faire peau neuve et proposer de nouvelles offres. Comme dit précédemment, seuls les plus gros peuvent se permettre de telles dépenses.